Vous êtes ici: Accueil fr » Publications
01/02/2010

De nouvelles découvertes concernant les dinosaures chinois, publiées dans les revues Nature et science.


Dinosaures à plumes avec les traces de couleurs Des paléontologues de l’Académie  de Beijing, en Chine et de l’université de Bristol ont identifié les premières couleurs d'un dinosaure, un résultat qui permet aussi de mieux connaître l'origine des oiseaux, selon une étude publiée mercredi 27 janvier 2010 dans la revue scientifique Nature.

Découverte d'un dinosaure aidant à résoudre un mystère de l'évolution Des paléontologues américains publient dans la revue américaine Science la description d’une nouvelle espèce de dinosaure de trois mètres de long presque complet, baptisé Haplocheirus soller mis au jour en 2004 dans le désert de Gobi, en Chine.

Catégorie : General
Posté par : B. Riou

La faune de Jehol (région de Liaoning, au nord-est de la Chine) a livré de très nombreux fossiles dont un petit dinosaure carnivore nommé Sinosauropteryx. Ce petit dinosaure bipède du crétacé inférieur (125 m.a.), avait des poils ou soies, précurseurs de plumes, dessinant sur sa queue des anneaux alternativement orange et blanc. De nombreux restes d’oiseaux primitifs du genre Confuciusornis, contemporain du Sinosauropteryx, avait probablement des taches noires, blanches et brun-orange.

http://scienceblogs.com/notrocketscience/2010/01/what_colours_were_dinosaur_feathers.php

Grâce à des microscopes électroniques, Michael Benton et son équipe sino-britannique ont identifié de minuscules structures renfermant des pigments dans les restes fossilisés de poils.
La couleur d'autres espèces de dinosaures, semblables aux reptiles et dépourvus de ce type de poil, pourrait s'avérer impossible à révéler par une telle technique, reconnaissent les chercheurs.
Cette étude qui donne des couleurs à au moins une espèce de dinosaure, a été conduite sur des fossiles découverts dans d'anciens lacs sédimentaires de la province de Liaoning, dans le nord-est de la Chine. Depuis les années 1990, cette région s'est avérée très riche en fossiles. De nombreuses espèces de carnivores bipèdes ont été retrouvées avec les traces des plumes ou soies et des parties molles.
A la recherche de la trace de mélanosomes, structures cellulaires renfermant des pigments qui donnent leur couleur aux plumes d'oiseaux et aux poils des mammifères, l'équipe du professeur Benton en a trouvé de deux sortes: de forme allongée ou sphérique.
Appelés eumelanosomes et phaeomelanosomes, ils contiennent des pigments donnant des couleurs noires et grises, et des teintes allant du beige au roux.
Les oiseaux primitifs et les dinosaures carnivores bipèdes non-aviaires étaient probablement de couleur noire et brun roux, selon l'étude. Les zones où aucun mélanosome n'a été trouvé sur les fossiles sont présumées blanches.
Ces travaux ont aussi permis, selon les chercheurs, de trancher des débats sur l'origine des plumes des oiseaux et sur les caractéristiques des sortes de poils ou soies retrouvés sur des dinosaures. Ce sont "réellement des plumes", assure le Pr Benton.
"S'il s'agissait de morceaux de peau, de tissu conjonctif ou de quelque chose d'autre, ils ne contiendraient pas de mélanosomes", explique le spécialiste.

"Nous savons maintenant que les plumes sont apparues avant les ailes, les plumes n'ont donc pas été créées comme structures pour voler", ajoute-t-il, suggérant qu'elles auraient pu servir d'abord d'armes de séduction ou pour effrayer les prédateurs, avant que d'autres usages apparaissent au fil de l'évolution.

D’après l’AFP du  27.01.2010

http://ssaft.com/Blog/dotclear/index.php?post/2009/05/27/Les-dinosaures-agrave%3B-plumes%3A-les-fossiles

Des paléontologues américains publient dans la revue américaine Science la description d’une nouvelle espèce de dinosaure de trois mètres de long presque complet, baptisé Haplocheirus soller mis au jour en 2004 dans le désert de Gobi, en Chine. Ce nouveau dinosaure appartient à  la famille des Alvarezsauridés, groupe de dinosaure étranges ressemblant à des oiseaux qui vivaient à la fin du crétacé supérieur soit près de 67 millions d'années.
Cette découverte montre que la famille à laquelle elle appartient ne descend pas des oiseaux, malgré leur ressemblance physique.

En effet, ces dinosaures avaient l'allure de nos gallinacés actuels, avec de petites pattes antérieures, un long cou terminé par une longue tête ainsi que de longs membres postérieurs dégarnis.

D’après Jonah Choiniere, un paléontologue de l'Université de George Washington « L'Haplocheirus est un fossile de transition car il révèle une étape plus ancienne de l'évolution des pattes antérieures des Alvarezsauridés et confirme nos suppositions selon lesquelles cette famille de dinosaures vivait déjà à la fin du jurassique" il y a 160 millions d'années », explique le chercheur.

L'Haplocheirus présente plusieurs caractéristiques le liant à la famille des Alvarezsauridés, qui compte des espèces comme le Mononykus, incapable de voler, mais dont on pensait précédemment qu'il descendait d'oiseaux anciens en raison de similarités dans son squelette avec ceux des volatiles.
Or, malgré ces similarités, la découverte du Haplocheirus prouve que les Alvarezsauridés ont connu une évolution parallèle à celle des oiseaux mais qu'ils n'en sont pas des descendants.

Des indices laissent penser que les premiers oiseaux ont évolué à partir des théropodes, dont son issus la totalité des dinosaures prédateurs comme le célèbre T.rex.
Paradoxalement, les fossiles de dinosaures proches des oiseaux remontant à cette période sont très rares,

D’après le paléontologue "Le principal objectif de nos expéditions était de découvrir des fossiles de dinosaures théropodes les plus proches possible des oiseaux et la découverte de l'Haplocheirus représente à cet égard une avancée majeure"

D’après l’AFP du  28 janvier 2010 .